ARCHIVES des Journées Henry Corbin :

5e  JOURNEE HENRY CORBIN

« Les religions abrahamiques et l’eschatologie »

Le samedi 19 décembre 2009 à l’Ecole Normale Supérieure, 45 rue d’Ulm, 75005 Paris 

Matinée

 

Après-midi

- & -

4ème Journée Henry Corbin : Samedi 6 décembre 2008

Programme

ASSOCIATION DES AMIS DE HENRY ET STELLA CORBIN
(AAHSC)
7 Rue Nicolas Houël, 76005 Paris,
amiscorbin@free.fr
Président : Docteur Daniel Gastambide 
Secrétaire général :Professeur Pierre Lory, EPHE, Sorbonne

Salle Jules Ferry, ENS, 29 Rue d'Ulm, 75005 Paris
 

L’exégèse spirituelle et ésotérique
Président de session: Abdelwahab Meddeb

  • 9h 30 : Mohammad Ali AMIR-MOEZZI. (DE, EPHE) : « Le tafsîr d’al-Hibarî (3e / 9e siècle) : exégèse coranique et ésotérisme chiite ancien »
  • 10h 30 : Orkhan MIR-KASIMOV (docteur EPHE) : "Le ta'wîl comme principe eschatologique: l'exégèse spirituelle et le retour à l'Origine dans la doctrine Hurûfî (XIVe siècle)".
  • 11h 30 : Jad Hatem (Professeur, Université Saint-Joseph, Beyrouth) : « Dieu et son mirage : Coran 24:39 dans l'exégèse druze ».

Après-midi :

  • 14h 30 : Paul FENTON (Professeur, Université Paris IV) : "Les quatre modes d'exégèse scripturaire dans la kabbale et dans le soufisme"
  • 15h 30 : Pierre LORY (EPHE): « Jésus dans l'exégèse mystique du Coran : les paradoxes de la parole divine »

Cotisation 2008 de 15€

 

3ème Journée Henry Corbin : Samedi 8 décembre 2007

ASSOCIATION DES AMIS DE HENRY ET STELLA CORBIN
(AAHSC)
7 Rue Nicolas Houël, 76005 Paris,
amiscorbin@free.fr
Président : Docteur Daniel Gastambide 
Secrétaire général :Professeur Pierre Lory, EPHE, Sorbonne

3ème Journée Henry Corbin
Programme
Salle Dumézil, EPHE 4ème section, samedi 8 décembre 2007

 

Matinée : L’art et la dimension imaginale

  • 9h 30 : Sophia TAZI-SADEQ (EPHE) :
    L’imagination, entre Henry Corbin et Gilbert Durand

  • 10h 30 : Leili ANVAR-CHENDEROFF (INALCO)  :
    Métaphore et monde imaginal dans l'oeuvre lyrique de Rûmî

  • 11h 30 : Pablo BENEITO (Université de Séville) :
    La nomination divine chez Ibn ‘ Arabî

Après-midi : « Nécessité de l’angélologie »

  • 14h 30 : Philippe FAURE (Université d’Orléans) :
    A la rencontre des angélophanies dans l'Occident chrétien médiéval

  • 15h 30 : Pierre LORY (EPHE) :
    L’ange du rêve dans la tradition musulmane

Cotisation 2007 de 15€

 


ARCHIVES :

2ème Journée Henry Corbin : Samedi 9 décembre 2006
Sorbonne

Vous êtes invité à assister à la journée d’étude sur Henry Corbin consacrée à « Henry Corbin et l’art » qui aura lieu le samedi 9 décembre 2006 en Sorbonne, amphithéâtre Louis Liard, à partir de 9 heures.

2e Journée d’études sur la pensée et l’œuvre de Henry Corbin

« Henry Corbin et l’art »

samedi 9 décembre 2006

Sorbonne – Amphithéâtre Louis Liard

Pause / Déjeuner

  • 14 h. 30 – 15 h. 30 : Christian Jambet : Henry Corbin et l’invention de l'Ecole d'Ispahan

  • 15 h. 30 – 16 h. 30 : Réza Feiz : Le monde imaginal transfiguré dans l'oeuvre de Behzâd. L'herméneutique de l'image.

L’entrée est gratuite, sans inscription préalable


Première Journée Henry Corbin : 29 juin 2005


L’Association des Amis de Henry et Stella Corbin, réunie en Assemblée Générale le 29 juin 2005, avait projeté organiser une journée d’études consacrée à l’actualité de la pensée de Corbin. Elle a eu lieu comme convenu le 17 décembre 2005, à la Sorbonne (EPHE, Section des Sciences religieuses, salle Marcel Mauss). Elle fut composée d’une série de brefs exposés laissant de la place aux débats. Le programme est le suivant :

Glauco Giuliano : Mesdames et Messieurs, bonjour. Je suis très obligé à l’amabilité de M. Lory, si je peux prononcer quelques mots, dans ce siège prestigieux, sur mes livres concernant Henry Corbin. Dans ces livres, je vois H.C. comme un maître pour une pensée – j’entends : pour une façon de pensée – eurasiatique.

   Encouragé par les nombreuses allusions à l’Orient extra-islamique semées dans ses écrits, je me suis convaincu, en effet, que la méthode corbinienne peut être bien féconde au delà aussi des Religions abrahamiques, dans le dessein de restaurer, ou de bâtir même, l’unité spirituelle de l’Occident et de l’Orient : en un seul mot, de l’Eurasie.

   En ayant en vue une telle finalité, j’ai étudié deux thèmes, surtout. Le premier, c’est une interprétation du Mundus imaginalis, dont j’ai considéré non seulement la position et la fonction médiatrices, mais, avant tout, la nature unifiante et totalisante. H.C. souligna que ce monde n’est pas situé, mais situatif. Il a souvent rappelé l’image de la sortie du monde inférieur, au delà de la Montagne de Qâf, à la surface convexe de la neuvième (IX) Sphère. Comme il l’écrivait dans son Avicenne, le philosophe gnostique, qui est sorti du monde sensible, au bout de son ascension imaginale le renferme en soi-même, le rend intérieur. Alors les deux polarités, intelligible et sensible (mais, aussi, le modus essendi et le modus intelligendi), de ce Mundus  appartiennent, réellement et concrètement, à cette uni-totalité; elles ne sont rien hors de elle; en elle, seulement, elles acquièrent leur véritable signification, que nous ne connaissons pas dans notre condition d’exiliés à l’Occident de l’Esprit.

   Nous savons aussi que, dans le lexique de C., comme de ses Ishrâqîyûn, l’Orient (l’Extrème-Orient) et l’Occident désignent l’intelligible et le sensible, qui sont unis dans l’Orient Mineur de l’Âme, dans l’Orient Moyen du Mundus imaginalis, le câlam al-Mithâl. Dans cette perspective géosophique, l’Eurasie se montre à nous comme l’image d’un univers, auquel l’unité des deux polarités (intelligible et sensible, Orient et Occident) confère un caractère mental, qui est comparable avec certaines gnoséologies orientales, notamment bouddhiques.

   Cela me conduit à mon second sujet. Dans ses dernières années, surtout, H.C., comme l’on sait, s’adonna au Combat pour l’Âme du Monde, à l’Urgence de la Sophiologie; c’est à dire non pas à refuser simplement l’individu, mais plutôt à restaurer l’unité et l’intégralité de la Personne, qui est l’individu complet, dans son union syzygiaque avec sa dimension céleste: il nous parle, donc, de couple sophianique, de bi-unité etc. Nous pouvons, par conséquent, mettre en correspondance réciproque l’unité du Mundus imaginalis, l’unité de l’Eurasie, l’unité de la Personne. H.C. nous exhorte à reconstruire l’intégrité de ces couples omologues, qui composent une tri-unité.

   On peut donc envisager la possibilité d’un échange: d’un côté, l’étude des métaphysiques orientales (ou, plutôt, de la métaphysique orientale), en premier lieu dans son expression bouddhique, qui nous est plus familière, et à laquelle H.C. le plus souvent se réfère, nous permet d’approfondir la signification gnoséologique, mentaliste, de la notion de Mundus imaginalis; d’autre côté, la dimension pleinement personnelle, dans laquelle seulement ce Mundus est réel et véritable, peut éclaircir le contenu proprement ontologique des métaphysiques orientales et, par cette voie, nous dévoiler l’Icône de l’Eurasie.

   Merci beaucoup.